Ostende : la mer dans tous ses états

Cabines de plage face à la mer du Nord à Ostende

Ostende, ce sont d’abord des embruns qui vous recoiffent à leur manière, une plage qui semble ne jamais vouloir finir et des cabines alignées face à la mer du Nord. Une jolie carte postale, en somme. Avec un petit supplément vent, parce qu’ici, même les mouettes ont parfois besoin de se pencher pour avancer.

Mais Ostende ne se contente pas de jouer les stations balnéaires. Derrière la digue et les façades tournées vers la plage se cache une ville pétrie d’histoires de marins, de pêcheurs et de tempêtes. Une ville où l’on peut passer des masques fantasques de James Ensor aux couchettes d’un chalutier, grimper sur le pont d’un trois-mâts, se perdre dans des galeries militaires et terminer la journée devant une mer couleur acier.

Autrement dit, si vous vous demandez que faire à Ostende, prévoyez davantage qu’une paire de tongs. Et gardez vos cheveux attachés : je vous aurai prévenus.

Ostende, la "Reine des plages"

À peine arrivé, le regard file droit vers la mer.

Surnommée « la Reine des plages », Ostende doit notamment ce titre à son essor spectaculaire sous le règne de Léopold II. Le souverain ambitionnait d’en faire une station balnéaire prestigieuse, capable d’attirer l’aristocratie et la haute société européennes. Grandes promenades, hôtels élégants, thermes, hippodrome et galeries monumentales devaient donner à la ville des airs de villégiature royale.

Le chemin de fer reliant Bruxelles à Ostende dès 1838 avait déjà considérablement facilité l’arrivée des visiteurs. Quelques décennies plus tard, la petite ville de pêcheurs changeait d’allure : on venait y prendre les bains de mer, respirer l’air iodé et surtout se montrer sur la digue avec toute l’élégance requise. Les cabines de plage servaient alors autant à préserver la pudeur des baigneurs qu’à éviter les transformations publiques en numéro de contorsionniste.

Plage de sable et mer du Nord sous le ciel d’Ostende

Aujourd’hui, la plage déroule toujours son immense tapis blond au pied de la digue, les cabines apportent leurs touches de couleur et le ciel change d’humeur plus vite qu’un vacancier à qui l’on vient d’annoncer que sa glace fond. Bleu éclatant, gris perle, nuages dramatiques ou lumière presque argentée : la mer du Nord maîtrise parfaitement l’art de renouveler le décor.

Depuis, les maillots ont changé et les baigneurs ont gagné en liberté, mais la promenade reste un incontournable. On y marche face au large, on observe le ballet des cuistax, on achète une gaufre avec la ferme intention de ne pas en mettre partout… et l’on finit inévitablement avec du sucre glace sur le manteau.

Au bord de la plage, le Kursaal impose sa silhouette. Le grand bâtiment abrite le casino et des salles de spectacle, perpétuant le visage mondain d’Ostende. Ses longues lignes horizontales répondent à celles de la mer, avec un petit air monumental qui semble dire : « Oui, je suis en béton, mais je sais recevoir. »

Et puis il y a les galeries couvertes, élégantes et légèrement hors du temps. Elles rappellent l’Ostende des promenades distinguées, lorsque l’on venait prendre l’air marin sans pour autant renoncer à une certaine mise en scène.

Colonnes et perspective des galeries royales d’Ostende

Au bout de l’estacade, Ostende regarde passer les bateaux

Pour sentir battre le cœur maritime de la ville, il faut quitter un moment la digue et gagner l’estacade.

Elle s’avance dans la mer comme une invitation à prendre le large — ou, au minimum, à prendre une bonne rafale de face. Autour, les vagues se brisent contre les blocs de pierre, les oiseaux marins patrouillent et les bateaux rejoignent le port en empruntant le chenal.

Estacade d’Ostende avançant dans la mer du Nord

C’est l’un des plus beaux endroits pour observer Ostende entre deux mondes. Derrière vous, la ville, la plage et les promeneurs. Devant vous, l’horizon. Sur le côté, le port et son mouvement incessant. Quant à vos cheveux, ils ont officiellement renoncé à toute discipline.

Bateau naviguant dans le chenal d’Ostende
Estacade d'Ostende
Vagues contre l’estacade du port d’Ostende

Cette ouverture sur la mer ne relève pas seulement du décor. Ostende s’est construite avec elle, grâce à elle et parfois contre elle.

La ville actuelle n’occupe d’ailleurs pas exactement l’emplacement de la première Ostende. La cité médiévale se trouvait à l’extrémité orientale de l’île de Testerep. Ravagée en grande partie par la tempête de la Saint-Vincent, en janvier 1394, elle fut reconstruite dès l’année suivante un peu plus à l’intérieur des terres.

Ostende est donc, en quelque sorte, une ville qui a appris très tôt qu’avec la mer du Nord, mieux valait savoir reculer pour mieux revenir.

Du Vismarkt aux chalutiers : Ostende côté poissons

Pendant des siècles, la pêche a fait vivre Ostende et toute une ribambelle de métiers. Autour des pêcheurs travaillaient des constructeurs de bateaux, des fabricants de voiles, des cordiers, des tonneliers ou encore des ouvriers chargés du salage du poisson.

Un premier marché couvert aux poissons fut créé en 1706. Plus tard, en 1878, une véritable halle aux poissons fut construite à proximité du port, à l’endroit où repose aujourd’hui l’Amandine.

Le Vismarkt reste l’un des lieux où cette identité maritime est la plus tangible. Dans les étals, les poissons argentés, les crevettes grises et les produits de la mer racontent Ostende de manière beaucoup plus convaincante qu’un magnet en forme de phare.

Étals de poissons frais au Vismarkt d’Ostende
Crevettes à la vente sur le Vismarkt d'Ostende
Poissons et produits de la mer présentés au marché aux poissons d’Ostende

Ici, la star locale se glisse dans une toute petite carapace : la crevette grise. Elle se déguste volontiers en croquettes, en tomates-crevettes ou simplement décortiquée. Une créature minuscule qui demande une patience de bénédictin à préparer, mais dont le goût résume à lui seul une bonne partie du littoral belge.

Salades et soupes de poissons vendues le long du quai.

Les mouettes et les goélands, bien entendu, suivent les opérations avec le professionnalisme de contrôleurs sanitaires particulièrement intéressés par les échantillons gratuits.

Ostende possède toujours un port de pêche en activité. Environ 65 bateaux opèrent depuis le port et leurs prises sont encore vendues chaque semaine à la criée flamande.

Chalutiers et bateaux de pêche dans le port d’Ostende
Chalutiers et bateaux de pêche dans le port d’Ostende

La flotte est certes moins imposante qu’à l’époque où les chalutiers ostendais partaient nombreux vers les eaux islandaises, mais la pêche reste bien présente dans le paysage et l’économie maritime de la ville. Derrière les bateaux photographiés le long des quais, il y a toujours des équipages qui prennent la mer, des prises débarquées au port et toute une filière qui trie, vend et achemine le poisson.

Le Vismarkt n’est donc pas seulement un charmant décor marin destiné aux promeneurs en quête de croquettes de crevettes. À quelques pas des étals, la mer continue de nourrir la ville. Les bateaux entrent et sortent du chenal, les caisses circulent sur les quais et les goélands supervisent l’ensemble avec le sérieux de contremaîtres… particulièrement mal élevés.

Le passé maritime d’Ostende se visite à bord de l’Amandine. Son présent, lui, continue de naviguer.

À bord de l’Amandine, dans le quotidien des pêcheurs d’Islande

À quelques pas du Vismarkt, l’Amandine ne navigue plus. Pourtant, il suffit de monter à bord pour que le chalutier semble reprendre vie.

Mis en service en 1962, ce bateau est le dernier chalutier ostendais à avoir pratiqué la pêche en Islande. Il effectua son ultime retour au port d’Ostende le 3 avril 1995. Transformé en navire-musée, il raconte aujourd’hui le travail rude des équipages partis chercher la morue dans les eaux froides du Nord.

Chalutier-musée Amandine amarré dans le port d’Ostende

La visite commence presque innocemment. Quelques marches, une passerelle, des objets exposés… Puis les couloirs se resserrent, les plafonds descendent et l’on découvre les postes de travail, la salle des machines, la cuisine, les couchettes et la cale.

Autant dire que l’expression « optimiser l’espace » n’a pas été inventée par les fabricants de studios parisiens.

Intérieur du musée Amandine
Hélice du chalutier Amandine exposé à Ostende

À bord, chaque mètre carré avait une fonction. Les pêcheurs triaient et vidaient le poisson sur le pont avant de le laver. Les prises étaient ensuite descendues dans la cale et rangées dans des paniers. Celle-ci pouvait en accueillir environ 1 400, à raison d’une cinquantaine de kilos chacun. Soit quelque 70 tonnes de poisson sous les pieds de l’équipage.

Il fallait parfois dix jours de pêche pour remplir la cale. Une fois de retour à Ostende, cinq à six heures suffisaient pour la vider. Le bateau restait à peine trois jours au port avant de repartir.

Reconstitution du travail d’un marin pêcheur à bord de l’Amandine
Reconstitution du travail d’un marin pêcheur à bord de l’Amandine

La visite montre aussi la réalité quotidienne de ces hommes : les gestes répétés, les vêtements humides, le bruit des machines, le roulis, les repas pris rapidement et le sommeil dans des couchettes étroites.

Dans la cabine des pêcheurs, les lits superposés rappellent que l’intimité était un luxe. Pas question de réclamer une chambre avec vue sur mer : tout le monde avait la mer, mais rarement le temps de l’admirer.

Couchettes des marins pêcheurs à bord du chalutier Amandine

La cuisine reconstituée apporte une touche presque chaleureuse. Presque, car il fallait tout de même préparer les repas dans un bateau secoué par la houle pour des hommes dépensant une énergie considérable sur le pont. Faire mijoter une soupe dans ces conditions relevait probablement autant de l’acrobatie que de la cuisine.

Salle à manger de l'Amandine
Cuisine reconstituée du chalutier Amandine à Ostende

Plus loin, la passerelle permet d’imaginer le capitaine surveillant la route et les conditions météo. Compas, commandes, appareils de communication : un univers technique à des années-lumière de notre petit coup d’œil machinal sur l’application météo.

Passerelle de commandement du chalutier Amandine
Ancien équipement radio à bord de l’Amandine à Ostende

L’Amandine n’est pas seulement un musée maritime. C’est un morceau de mémoire ouvrière. On y comprend le prix humain caché derrière un filet de poisson et l’importance qu’eut la pêche islandaise pour Ostende.

Et, à la sortie, les croquettes de crevettes n’ont plus tout à fait le même goût.

Amandine et Mercator : deux bateaux, deux vies en mer

Non loin de là, une autre silhouette attire le regard : celle du Mercator, superbe trois-mâts aux lignes élancées.

Construit au début des années 1930 comme navire-école de la marine marchande belge, il a formé de nombreux officiers et sillonné les mers pendant plusieurs décennies. Il participa aussi à des missions scientifiques et ramena notamment la dépouille du père Damien de Panama en Belgique en 1936.

Depuis 1960, le Mercator est amarré à Ostende.

Trois-mâts Mercator amarré dans le port de plaisance d’Ostende
Mâts du voilier Mercator à Ostende

L’Amandine et le Mercator racontent deux manières très différentes d’affronter la mer.

Le premier est un bateau de travail, compact, robuste et entièrement tourné vers la pêche. Le second évoque les grands voyages, l’apprentissage de la navigation et le prestige des voiliers. Sur l’Amandine, on sent presque le diesel, le poisson et les cirés mouillés. Sur le Mercator, on lève les yeux vers les mâts en imaginant les voiles gonflées par le vent.

Dans les deux cas, on évite cependant de se prendre les pieds dans les cordages.

Pont en bois du trois-mâts Mercator
Cordages du voilier Mercator à Ostende

À l’intérieur, les boiseries, les instruments de navigation et les cabines nous transportent dans un autre univers maritime. Plus élégant que celui de l’Amandine, certes, mais certainement pas beaucoup plus spacieux.

Escalier en bois à bord du Mercator
Salle de réunion à bord du Mercator
Cabine à bord du Mercator
Salle à manger du Mercator
Cuisine du Mercator
Escalier intérieur du Mercator

James Ensor, des coquillages et quelques drôles de têtes

Ostende n’a pas seulement inspiré des pêcheurs et des navigateurs. Elle fut également la ville de James Ensor, l’un des artistes belges les plus singuliers.

Né à Ostende en 1860, Ensor y passa l’essentiel de sa vie. Sa maison de la Vlaanderenstraat, héritée de son oncle et dans laquelle il vécut jusqu’à sa mort en 1949, est aujourd’hui intégrée à un parcours muséal.

Ne vous attendez pas à une sage demeure d’artiste où chaque objet attend poliment derrière une vitrine. L’univers d’Ensor déborde de masques, de squelettes, de couleurs vives, de grimaces et de personnages franchement peu rassurants.

En résumé, une réunion de famille, mais avec davantage de peinture.

Masques colorés dans la maison de James Ensor à Ostende
Décor réalisé par James Ensor

Le magasin de souvenirs tenu autrefois par sa famille vendait notamment des coquillages, des curiosités et des objets exotiques. Cet environnement étrange et théâtral nourrit profondément son imaginaire. Les masques devinrent l’un des motifs les plus reconnaissables de son œuvre, à la fois grotesques, comiques et inquiétants.

Décor inspiré de l’ancienne boutique de la famille de James Ensor
Univers coloré et grotesque de James Ensor à Ostende
Salle à manger de la maison de James Ensor à Ostende

La visite apporte une rupture bienvenue dans le parcours maritime. Pourtant, la mer n’est jamais bien loin. Elle traverse les paysages, la lumière et l’atmosphère de l’artiste. Même lorsqu’il peint des foules masquées, Ensor reste profondément attaché à Ostende.

Du Fort Napoléon au Mur de l’Atlantique

La mer attire les voyageurs, nourrit les pêcheurs et inspire les artistes. Elle constitue aussi une voie d’invasion idéale, ce qui est nettement moins poétique.

Dans les dunes, le Fort Napoléon rappelle la valeur stratégique d’Ostende. Construit sur ordre de Napoléon Bonaparte au début du XIXe siècle, il devait protéger le port d’une attaque britannique. Il ne connut finalement pas la grande bataille espérée, mais traversa les époques et fut réutilisé au cours des deux guerres mondiales.

Fort Napoléon dans les dunes d’Ostende

Avec ses murs épais, ses couloirs voûtés et ses escaliers, le fort possède une atmosphère bien particulière. On y imagine les soldats guettant l’horizon… et regrettant probablement de ne pas avoir choisi une affectation dans une région un peu moins ventilée.

Couloir voûté à l’intérieur du Fort Napoléon
Cour intérieure du Fort Napoléon à Ostende

Pour prolonger cette découverte, il suffit d’emprunter le tram du littoral. Cette ligne longe la côte belge et permet de rejoindre Raversyde, où se trouve l’un des ensembles les mieux conservés du Mur de l’Atlantique.

Tram du littoral circulant près d’Ostende en Belgique

À l’Atlantikwall Raversyde, plus de soixante bunkers, postes d’observation, emplacements d’artillerie et passages souterrains témoignent des deux guerres mondiales. Le site conserve notamment des éléments de la batterie Aachen, construite pendant la Première Guerre mondiale, et de la batterie Saltzwedel-neu, datant de la Seconde.

Le parcours serpente entre les dunes. On entre dans un abri, on ressort près d’un canon, on s’engage dans une tranchée… tandis que la mer continue de rouler tranquillement ses vagues à quelques centaines de mètres.

Le contraste est saisissant.

Les dunes où sont loties les installations du Mur de l'Atlantique
Entrée du musée du mur de l'Atantique
Canon et poste défensif du Mur de l’Atlantique à Raversyde
Bunker du Mur de l’Atlantique dans les dunes de Raversyde
Passage en briques dans un bunker de l’Atlantikwall Raversyde
Pièce d’artillerie exposée au Mur de l’Atlantique
Reconstitution d’une infirmerie pour les soldats à Raversyde

Alors, Ostende, simple station balnéaire ?

Certainement pas.

Ostende peut se visiter les pieds dans le sable, le nez au vent et une gaufre à la main. Mais elle mérite que l’on s’attarde derrière sa digue.

Il faut marcher jusqu’au bout de l’estacade, observer les bateaux rentrer au port et pousser la porte du Vismarkt. Il faut descendre dans la cale de l’Amandine pour comprendre la vie des pêcheurs d’Islande, puis monter à bord du Mercator et rêver de traversées lointaines. Il faut rencontrer les masques de James Ensor, explorer le Fort Napoléon et suivre le tram côtier jusqu’aux bunkers de Raversyde.

Car Ostende ne raconte pas une seule histoire. Elle parle de tourisme et de travail, d’art et de guerre, de bains de mer et de pêche hauturière. Elle peut être légère, mélancolique, spectaculaire ou un peu décoiffante.

Souvent, elle est tout cela dans la même journée.

Et lorsque le soleil descend sur la mer du Nord, que la plage se vide et que l’estacade se découpe sur l’horizon, on comprend pourquoi Ostende possède un caractère aussi particulier.

Ici, la mer n’est jamais seulement le décor. Elle est le personnage principal.

La mer vue depuis Ostende, près du Fort Napoléon.

Infos pratiques pour visiter Ostende

Ostende se découvre très facilement à pied depuis la gare, mais quelques visites demandent de prendre un peu le large — parfois au sens propre.

Pour rejoindre le Fort Napoléon, la solution la plus agréable consiste à emprunter la navette fluviale gratuite depuis la Visserskaai, près de l’Aquarium de la mer du Nord. Elle vous dépose sur l’Oosteroever, d’où il reste environ quinze minutes de marche jusqu’au fort. La traversée est courte, mais elle offre déjà un joli point de vue sur le port. Vous pouvez également prendre le tram du littoral jusqu’à l’arrêt Oosteroever — anciennement « Duin en Zee » — ou venir en voiture : un parking gratuit se trouve à proximité. Horaires et billets sur le site du Fort Napoléon.

Pour visiter le Mur de l’Atlantique à Raversyde, prenez le tram du littoral en direction de La Panne et descendez à l’arrêt Raversijde Provinciedomein. Une courte promenade à travers les dunes mène ensuite à l’entrée de l’Atlantikwall, située Duinenstraat. Prévoyez minimum 2 heures : le parcours est étendu et la dernière entrée est fixée à 1 h 45 avant la fermeture. Les jours et horaires d’ouverture variant selon la saison, mieux vaut les vérifier sur le site officiel d’Atlantikwall Raversyde.

La Maison James Ensor, située Vlaanderenstraat 29, est ouverte de 10 h à 18 h et ferme le lundi, sauf pendant les vacances scolaires flamandes et les jours fériés. Comptez entre une heure et une heure trente pour la visite. La réservation des billets est recommandée, en particulier durant les week-ends et les vacances, sur le site de la Maison James Ensor.

Le chalutier-musée Amandine et le trois-mâts Mercator sont amarrés à quelques minutes à pied de la gare. Il existe un billet combiné Amandine–Mercator qui permet de découvrir les deux visages de l’histoire maritime d’Ostende à un tarif plus avantageux.  Vérifiez les horaires et tarifs sur les sites officiels de l’Amandine et du Mercator.

Enfin, pour acheter du poisson frais et les fameuses crevettes grises d’Ostende, rendez-vous au Vistrap, le petit marché aux poissons installé sur le Visserskaai. Les premiers étals ouvrent dès le début de la matinée et le meilleur choix se trouve généralement entre 7 h et midi : ici, les lève-tôt sont récompensés en soles, plies et petits sachets de crevettes plutôt qu’en croissants. Le marché est annoncé comme ouvert quotidiennement, sauf le 25 décembre, le 1er janvier et lorsque le mauvais temps a empêché les bateaux de sortir. Dans la pratique, les horaires et l’approvisionnement dépendent des pêcheurs, des étals et surtout de la météo : mieux vaut donc venir tôt et accepter que ce soit la mer, et non une feuille Excel, qui décide du menu. Informations sur le Vistrap d’Ostende.

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